Fiche pratique: comprendre un ERP, de l'usine aux IA prédictives
Imaginez une entreprise sans système central pour gérer ses stocks, payer ses employés ou suivre les commandes. C'est le chaos: des doubles saisies, des informations contradictoires, des décisions prises à l'aveugle.
Un ERP (Enterprise Resource Planning) sert précisément à éviter cela. Il connecte les fonctions clés (ventes, achats, stock, production, finance, RH) autour d'une même base de données et de workflows partagés.
à retenir: un ERP n'est pas seulement un logiciel, c'est une colonne vertébrale qui transforme vos données opérationnelles en pilotage fiable.
- Définition: à quoi sert un ERP
- Question / réponse: ERP vs suite de logiciels
- Histoire: EOQ, MRP, MRP II, ERP
- Évolution: ERP I à ERP V et IA
- Composants: modules et fonctions
- Types d'ERP: on-premises, cloud, hybride
- Avantages: performance et gouvernance
- ERP ou logiciels décousus: comparatif
- Déploiement: étapes clés
- Défis: risques classiques et parades
- Échecs: leçons à tirer
- Meilleures pratiques: réussir
- Conclusion: décider et simplifier
- FAQ: questions fréquentes
1. Définition d'un ERP
Un ERP est un système informatique conçu pour couvrir l'ensemble des fonctions métiers d'une organisation via des modules intégrés.
- Achats: fournisseurs, commandes, réceptions
- Stock: entrepôts, inventaires, mouvements
- Production: planification, ordonnancement, nomenclatures
- Ventes: devis, commandes, facturation
- Marketing: campagnes, leads, segmentation
- Finance: comptabilité, trésorerie, reporting
- RH: congés, paie, formation, talents
- Projet: tâches, ressources, rentabilité
- une source unique de vérité pour les données
- des processus transverses au lieu de silos
- moins de redondances et moins d'erreurs
- des décisions basées sur des informations à jour
objectif: connecter les départements sans friction et fiabiliser le pilotage.
Un ERP est-il juste une suite de logiciels métier interconnectés
Pas exactement. La différence se joue sur l'intégration native et la mise à jour en temps réel. Dans une suite décousue, on exporte, on importe, on réconcilie, et on crée des délais et des erreurs.
à retenir: un ERP repose sur une base de données unique, donc une vente saisie alimente immédiatement la logistique, la production et la comptabilité.
Le bénéfice principal d'un ERP n'est pas la fonctionnalité, c'est la cohérence. Quand les données sont alignées, les arbitrages deviennent plus rapides et plus fiables.
2. Histoire des systèmes ERP
Les ERP sont le résultat d'une évolution progressive des méthodes de planification et de gestion industrielle.
- modèles de planification (stocks et production) formalisation des quantités économiques
- arrivée des mainframes et des premiers calculs automatisés
idée: passer d'une planification papier à des calculs systématiques.
- MRP: planification des besoins en matières
- MRP II: intégration achats, ordonnancement, capacité, contrats
effet: réduction des gaspillages et meilleure synchronisation production-approvisionnement.
- naissance de l'ERP comme gestion globale
- extension au-delà de la production vers finance, RH, vente
limite: projets lourds, personnalisations coûteuses, adoption parfois difficile.
- web, portails, accès temps réel
- cloud et modèles SaaS
- ERP plus modulaires, plus rapides à déployer
enjeu: flexibilité et mise à jour continue, sans dette technique excessive.
Pourquoi est-on passé du MRP à l'ERP
Le MRP se concentre sur la production et les stocks. L'ERP est né du besoin d'une vision holistique intégrant finance, RH, vente et achats, afin de soutenir la croissance, la conformité et le pilotage stratégique.
3. L'évolution des ERP
On peut résumer l'évolution en plusieurs générations, chacune poussant l'intégration plus loin.
Unification des processus internes (comptabilité, stock, RH) souvent en architecture on-premises. Le déploiement impose une discipline forte et une remise à plat des workflows.
risque: si on reproduit l'existant sans simplifier, on “informatise les défauts”.
Ouverture aux partenaires (fournisseurs, distributeurs) via portails web, échanges sécurisés, supply chain collaborative.
enjeu: connecter l'écosystème, pas seulement l'entreprise.
Le front-office devient central (CRM, portails clients, APIs). L'ERP se rapproche de l'expérience client et des canaux de vente.
effet: la donnée client pilote davantage les décisions internes.
Architecture plus modulaire, services cloud, mises à jour continues, intégrations plus simples via APIs.
bénéfice: évolutivité, réduction des coûts d'infrastructure, déploiements plus rapides.
Perspectives actuelles: ERP plus “intelligent” intégrant IA, IoT, analytique avancée, automatisation proactive (prévisions, suggestions, détection d'anomalies).
prudence: la valeur de l'IA dépend d'abord de la qualité des données et de la standardisation des processus.
Avant même de parler d'IA, posez une question simple: vos données sont-elles cohérentes et gouvernées
Sans gouvernance, l'ERP devient une base de données très chère et très contestée.
4. Composants d'un ERP
Un ERP s'organise en modules spécialisés qui partagent la même base de données et des référentiels communs (clients, produits, taxes, unités, règles).
Optimise les interactions clients, du lead à la commande, et automatise les étapes répétitives.
impact: meilleure conversion et exécution plus fluide.
Centralise les flux financiers issus de l'ensemble des services, accélère la clôture, fiabilise les analyses.
impact: une lecture financière alignée avec l'opérationnel.
Coordonne le flux des matériaux, de l'achat à la livraison, avec des règles de réapprovisionnement et de traçabilité.
impact: moins de ruptures et moins d'immobilisation de stock.
Portails collaboratifs, suivi des congés, des compétences, des temps, et parfois paie selon les solutions.
impact: réduction de l'administratif et meilleure visibilité managériale.
Transforme les données en insights exploitables. Le bon niveau de BI dépend surtout d'une structuration propre des référentiels et d'une discipline de saisie.
à retenir: la BI ne compense pas une donnée incohérente, elle la rend visible.
Odoo est un ERP tout-en-un, modulaire, qui couvre CRM, ventes, achats, stock, production, projet, RH et comptabilité. Il est particulièrement pertinent quand vous cherchez un noyau central capable d'évoluer par lots, sans multiplier les silos.
Découvrir Odoo5. Types de systèmes ERP
Les ERP se distinguent notamment par leur mode de déploiement et le niveau de contrôle souhaité.
| Type | Principe | Quand c'est pertinent | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| On-premises | Serveurs internes, contrôle maximal | contraintes fortes sur la donnée, personnalisation profonde, infra existante | coût initial, maintenance, cycles de mises à jour plus lourds |
| Cloud (SaaS) | Accès via internet, mises à jour continues | déploiement rapide, mobilité, réduction des coûts d'infrastructure | dépendance fournisseur, gouvernance des intégrations, gestion des droits |
| Hybride | mixte, cœur sur site + briques cloud (ou inverse) | transition progressive, exigences spécifiques sur certains périmètres | complexité d'architecture, cohérence des référentiels |
Comment choisir entre cloud et sur site
Choisissez le cloud si vous privilégiez les mises à jour automatiques, la flexibilité et la réduction des coûts d'infrastructure. Choisissez le sur site si vous avez des contraintes réglementaires très strictes, des besoins de personnalisation lourds ou une infrastructure à amortir.
à retenir: le choix doit être aligné avec votre stratégie IT, pas seulement avec le budget court terme.
6. Avantages des systèmes ERP
Les ERP sont des accélérateurs de performance, mais leur valeur dépend de la qualité du cadrage et de l'adoption.
Les équipes partagent les mêmes données et les mêmes règles, ce qui réduit les frictions et les interprétations.
Un pilotage plus fiable grâce à une source de vérité unique, avec des tableaux de bord exploitables.
Des processus standardisés et mesurables permettent d'identifier les goulots et d'améliorer en continu.
Les solutions modernes (notamment cloud) rendent le système plus agile et compatible avec une croissance multi-sites.
Le gain le plus rentable est souvent invisible au départ: moins de temps perdu à réconcilier des chiffres et moins d'erreurs d'exécution.
7. ERP ou logiciels décousus
Comparer un ERP à une juxtaposition d'outils distincts aide à clarifier l'intérêt d'un noyau central.
| Aspect | Système ERP | Plusieurs logiciels |
|---|---|---|
| Intégration | plateforme unique, flux centralisés | silos, synchronisation partielle |
| Données | source de vérité unique | données fragmentées, contradictions |
| Exécution | workflows transverses | exports/imports, ressaisies |
| Coût global | investissement structurant, gains à long terme | coûts cumulés, coûts cachés d'intégration |
inconvénient majeur: des discordances fragilisent la prise de décision (exemple: stock différent entre logistique et finance).
8. Processus de déploiement d'un ERP
L'implémentation d'un ERP est un voyage structuré. La réussite dépend d'un périmètre réaliste, d'une méthode claire et d'une adoption pilotée.
- diagnostic et planification
- périmètre et objectifs mesurables
- choix de la solution
- conception et paramétrage
- tests et recette
- formation et adoption
- go-live et amélioration
- un backlog priorisé par valeur
- des règles de gestion écrites et validées
- une stratégie de migration data
- un plan de recette avec critères d'acceptation
- un plan de conduite du changement
à retenir: sans critères de recette, la qualité devient un débat, pas une vérification.
9. Défis de l'implémentation d'un ERP
Comprendre les risques classiques permet de les traiter comme des sujets de pilotage, pas comme des surprises.
La peur d'un nouvel outil peut bloquer l'adoption.
parade: impliquer tôt, communiquer sur les bénéfices, former par cas réels.
Une formation superficielle génère erreurs et frustration.
parade: parcours par rôle, super-utilisateurs, support post go-live.
Un ERP trop rigide ou mal aligné devient un fardeau.
parade: ateliers de démonstration orientés scénarios et décision.
Multi-modules, dépendances, intégrations, data.
parade: phaser, prioriser, gouverner, limiter le spécifique.
Plus vous faites de spécifique, plus vous augmentez le coût total de possession. Le meilleur projet ERP est souvent celui qui sait dire non à certaines demandes, et qui simplifie.
10. Leçons à tirer d'échecs d'intégration d'ERP
Les échecs retentissants partagent souvent les mêmes causes: mauvaise gouvernance, données sales, tests insuffisants, déploiement trop massif.
- qualité des données: sans nettoyage, l'ERP amplifie les incohérences
- tests: un scénario non testé devient un incident en production
- phasage: déployer tout d'un coup augmente le risque
- gouvernance: sans arbitrages, le périmètre dérive
- une donnée produit incohérente (unités, variantes, taxes)
- des règles de prix et remises non clarifiées
- des stocks “théoriques” non réconciliés
- des droits et validations mal conçus
à retenir: un ERP est un projet de décision, pas un projet d'écran.
11. Meilleures pratiques pour un déploiement ERP réussi
- comité de pilotage avec arbitrages rapides
- objectifs SMART et indicateurs de succès
- gestion des risques et des hypothèses
- communication orientée bénéfices
- formation par rôle et cas concrets
- super-utilisateurs et support post go-live
Adaptez la méthode à votre réalité (agile, cycle en V, hybride), mais gardez une règle: un lot = une valeur livrée, testée, adoptée.
critère de maturité: vous savez expliquer pour chaque lot le bénéfice opérationnel, la donnée concernée et le test de recette.
12. Conclusion: la recette du succès
Un ERP réussi repose sur une combinaison simple: un diagnostic exhaustif, des objectifs mesurables, une formation vivante, une gestion du changement humaine et une méthode adaptée.
- clarifier: objectifs, périmètre, priorités
- simplifier: standardiser avant de personnaliser
- fiabiliser: gouverner la donnée
- tester: critères d'acceptation et scénarios réels
- adopter: former, accompagner, soutenir
Marre des fichiers Excel qui s'emmêlent ou d'un logiciel dépassé
Profitez d'une consultation gratuite pour faire le point sur vos outils de gestion. Un expert Prelium vous aide à
- identifier les freins actuels
- explorer des solutions modernes adaptées à votre activité
- comprendre ce qui conviendrait vraiment à votre organisation
objectif: vous donner un diagnostic clair et un plan d'action réaliste, sans sur-promesse.
FAQ
Un ERP est-il adapté aux PME
Oui, si le périmètre est bien phasé et si vous privilégiez un ERP modulaire. La clé est de démarrer par un lot 1 qui sécurise le flux de valeur (souvent ventes → achats → stock → facturation → comptabilité).
Quelle est l'erreur la plus coûteuse dans un projet ERP
Vouloir tout couvrir d'un coup, avec beaucoup de spécifique, sans gouvernance data ni critères de recette. Résultat: délais, coûts, et une adoption en difficulté.
Quelle différence entre paramétrage et spécifique
Le paramétrage utilise les options standard de l'ERP (règles, workflows, droits, modèles). Le spécifique ajoute du code. Le spécifique doit rester exceptionnel, justifié par une vraie valeur métier et évalué en coût total (maintenance, mises à jour, dette technique).
Fiche pratique: comprendre un ERP, de l'usine aux IA prédictives
Imaginez une entreprise sans système central pour gérer ses stocks, payer ses employés ou suivre les commandes. C'est le chaos: des doubles saisies, des informations contradictoires, des décisions prises à l'aveugle.
Un ERP (Enterprise Resource Planning) sert précisément à éviter cela. Il connecte les fonctions clés (ventes, achats, stock, production, finance, RH) autour d'une même base de données et de workflows partagés.
à retenir: un ERP n'est pas seulement un logiciel, c'est une colonne vertébrale qui transforme vos données opérationnelles en pilotage fiable.
- Définition: à quoi sert un ERP
- Question / réponse: ERP vs suite de logiciels
- Histoire: EOQ, MRP, MRP II, ERP
- Évolution: ERP I à ERP V et IA
- Composants: modules et fonctions
- Types d'ERP: on-premises, cloud, hybride
- Avantages: performance et gouvernance
- ERP ou logiciels décousus: comparatif
- Déploiement: étapes clés
- Défis: risques classiques et parades
- Échecs: leçons à tirer
- Meilleures pratiques: réussir
- Conclusion: décider et simplifier
- FAQ: questions fréquentes
1. Définition d'un ERP
Un ERP est un système informatique conçu pour couvrir l'ensemble des fonctions métiers d'une organisation via des modules intégrés.
- Achats: fournisseurs, commandes, réceptions
- Stock: entrepôts, inventaires, mouvements
- Production: planification, ordonnancement, nomenclatures
- Ventes: devis, commandes, facturation
- Marketing: campagnes, leads, segmentation
- Finance: comptabilité, trésorerie, reporting
- RH: congés, paie, formation, talents
- Projet: tâches, ressources, rentabilité
- une source unique de vérité pour les données
- des processus transverses au lieu de silos
- moins de redondances et moins d'erreurs
- des décisions basées sur des informations à jour
objectif: connecter les départements sans friction et fiabiliser le pilotage.
Un ERP est-il juste une suite de logiciels métier interconnectés
Pas exactement. La différence se joue sur l'intégration native et la mise à jour en temps réel. Dans une suite décousue, on exporte, on importe, on réconcilie, et on crée des délais et des erreurs.
à retenir: un ERP repose sur une base de données unique, donc une vente saisie alimente immédiatement la logistique, la production et la comptabilité.
Le bénéfice principal d'un ERP n'est pas la fonctionnalité, c'est la cohérence. Quand les données sont alignées, les arbitrages deviennent plus rapides et plus fiables.
2. Histoire des systèmes ERP
Les ERP sont le résultat d'une évolution progressive des méthodes de planification et de gestion industrielle.
- modèles de planification (stocks et production) formalisation des quantités économiques
- arrivée des mainframes et des premiers calculs automatisés
idée: passer d'une planification papier à des calculs systématiques.
- MRP: planification des besoins en matières
- MRP II: intégration achats, ordonnancement, capacité, contrats
effet: réduction des gaspillages et meilleure synchronisation production-approvisionnement.
- naissance de l'ERP comme gestion globale
- extension au-delà de la production vers finance, RH, vente
limite: projets lourds, personnalisations coûteuses, adoption parfois difficile.
- web, portails, accès temps réel
- cloud et modèles SaaS
- ERP plus modulaires, plus rapides à déployer
enjeu: flexibilité et mise à jour continue, sans dette technique excessive.
Pourquoi est-on passé du MRP à l'ERP
Le MRP se concentre sur la production et les stocks. L'ERP est né du besoin d'une vision holistique intégrant finance, RH, vente et achats, afin de soutenir la croissance, la conformité et le pilotage stratégique.
3. L'évolution des ERP
On peut résumer l'évolution en plusieurs générations, chacune poussant l'intégration plus loin.
Unification des processus internes (comptabilité, stock, RH) souvent en architecture on-premises. Le déploiement impose une discipline forte et une remise à plat des workflows.
risque: si on reproduit l'existant sans simplifier, on “informatise les défauts”.
Ouverture aux partenaires (fournisseurs, distributeurs) via portails web, échanges sécurisés, supply chain collaborative.
enjeu: connecter l'écosystème, pas seulement l'entreprise.
Le front-office devient central (CRM, portails clients, APIs). L'ERP se rapproche de l'expérience client et des canaux de vente.
effet: la donnée client pilote davantage les décisions internes.
Architecture plus modulaire, services cloud, mises à jour continues, intégrations plus simples via APIs.
bénéfice: évolutivité, réduction des coûts d'infrastructure, déploiements plus rapides.
Perspectives actuelles: ERP plus “intelligent” intégrant IA, IoT, analytique avancée, automatisation proactive (prévisions, suggestions, détection d'anomalies).
prudence: la valeur de l'IA dépend d'abord de la qualité des données et de la standardisation des processus.
Avant même de parler d'IA, posez une question simple: vos données sont-elles cohérentes et gouvernées
Sans gouvernance, l'ERP devient une base de données très chère et très contestée.
4. Composants d'un ERP
Un ERP s'organise en modules spécialisés qui partagent la même base de données et des référentiels communs (clients, produits, taxes, unités, règles).
Optimise les interactions clients, du lead à la commande, et automatise les étapes répétitives.
impact: meilleure conversion et exécution plus fluide.
Centralise les flux financiers issus de l'ensemble des services, accélère la clôture, fiabilise les analyses.
impact: une lecture financière alignée avec l'opérationnel.
Coordonne le flux des matériaux, de l'achat à la livraison, avec des règles de réapprovisionnement et de traçabilité.
impact: moins de ruptures et moins d'immobilisation de stock.
Portails collaboratifs, suivi des congés, des compétences, des temps, et parfois paie selon les solutions.
impact: réduction de l'administratif et meilleure visibilité managériale.
Transforme les données en insights exploitables. Le bon niveau de BI dépend surtout d'une structuration propre des référentiels et d'une discipline de saisie.
à retenir: la BI ne compense pas une donnée incohérente, elle la rend visible.
Odoo est un ERP tout-en-un, modulaire, qui couvre CRM, ventes, achats, stock, production, projet, RH et comptabilité. Il est particulièrement pertinent quand vous cherchez un noyau central capable d'évoluer par lots, sans multiplier les silos.
Découvrir Odoo5. Types de systèmes ERP
Les ERP se distinguent notamment par leur mode de déploiement et le niveau de contrôle souhaité.
| Type | Principe | Quand c'est pertinent | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| On-premises | Serveurs internes, contrôle maximal | contraintes fortes sur la donnée, personnalisation profonde, infra existante | coût initial, maintenance, cycles de mises à jour plus lourds |
| Cloud (SaaS) | Accès via internet, mises à jour continues | déploiement rapide, mobilité, réduction des coûts d'infrastructure | dépendance fournisseur, gouvernance des intégrations, gestion des droits |
| Hybride | mixte, cœur sur site + briques cloud (ou inverse) | transition progressive, exigences spécifiques sur certains périmètres | complexité d'architecture, cohérence des référentiels |
Comment choisir entre cloud et sur site
Choisissez le cloud si vous privilégiez les mises à jour automatiques, la flexibilité et la réduction des coûts d'infrastructure. Choisissez le sur site si vous avez des contraintes réglementaires très strictes, des besoins de personnalisation lourds ou une infrastructure à amortir.
à retenir: le choix doit être aligné avec votre stratégie IT, pas seulement avec le budget court terme.
6. Avantages des systèmes ERP
Les ERP sont des accélérateurs de performance, mais leur valeur dépend de la qualité du cadrage et de l'adoption.
Les équipes partagent les mêmes données et les mêmes règles, ce qui réduit les frictions et les interprétations.
Un pilotage plus fiable grâce à une source de vérité unique, avec des tableaux de bord exploitables.
Des processus standardisés et mesurables permettent d'identifier les goulots et d'améliorer en continu.
Les solutions modernes (notamment cloud) rendent le système plus agile et compatible avec une croissance multi-sites.
Le gain le plus rentable est souvent invisible au départ: moins de temps perdu à réconcilier des chiffres et moins d'erreurs d'exécution.
7. ERP ou logiciels décousus
Comparer un ERP à une juxtaposition d'outils distincts aide à clarifier l'intérêt d'un noyau central.
| Aspect | Système ERP | Plusieurs logiciels |
|---|---|---|
| Intégration | plateforme unique, flux centralisés | silos, synchronisation partielle |
| Données | source de vérité unique | données fragmentées, contradictions |
| Exécution | workflows transverses | exports/imports, ressaisies |
| Coût global | investissement structurant, gains à long terme | coûts cumulés, coûts cachés d'intégration |
inconvénient majeur: des discordances fragilisent la prise de décision (exemple: stock différent entre logistique et finance).
8. Processus de déploiement d'un ERP
L'implémentation d'un ERP est un voyage structuré. La réussite dépend d'un périmètre réaliste, d'une méthode claire et d'une adoption pilotée.
- diagnostic et planification
- périmètre et objectifs mesurables
- choix de la solution
- conception et paramétrage
- tests et recette
- formation et adoption
- go-live et amélioration
- un backlog priorisé par valeur
- des règles de gestion écrites et validées
- une stratégie de migration data
- un plan de recette avec critères d'acceptation
- un plan de conduite du changement
à retenir: sans critères de recette, la qualité devient un débat, pas une vérification.
9. Défis de l'implémentation d'un ERP
Comprendre les risques classiques permet de les traiter comme des sujets de pilotage, pas comme des surprises.
La peur d'un nouvel outil peut bloquer l'adoption.
parade: impliquer tôt, communiquer sur les bénéfices, former par cas réels.
Une formation superficielle génère erreurs et frustration.
parade: parcours par rôle, super-utilisateurs, support post go-live.
Un ERP trop rigide ou mal aligné devient un fardeau.
parade: ateliers de démonstration orientés scénarios et décision.
Multi-modules, dépendances, intégrations, data.
parade: phaser, prioriser, gouverner, limiter le spécifique.
Plus vous faites de spécifique, plus vous augmentez le coût total de possession. Le meilleur projet ERP est souvent celui qui sait dire non à certaines demandes, et qui simplifie.
10. Leçons à tirer d'échecs d'intégration d'ERP
Les échecs retentissants partagent souvent les mêmes causes: mauvaise gouvernance, données sales, tests insuffisants, déploiement trop massif.
- qualité des données: sans nettoyage, l'ERP amplifie les incohérences
- tests: un scénario non testé devient un incident en production
- phasage: déployer tout d'un coup augmente le risque
- gouvernance: sans arbitrages, le périmètre dérive
- une donnée produit incohérente (unités, variantes, taxes)
- des règles de prix et remises non clarifiées
- des stocks “théoriques” non réconciliés
- des droits et validations mal conçus
à retenir: un ERP est un projet de décision, pas un projet d'écran.
11. Meilleures pratiques pour un déploiement ERP réussi
- comité de pilotage avec arbitrages rapides
- objectifs SMART et indicateurs de succès
- gestion des risques et des hypothèses
- communication orientée bénéfices
- formation par rôle et cas concrets
- super-utilisateurs et support post go-live
Adaptez la méthode à votre réalité (agile, cycle en V, hybride), mais gardez une règle: un lot = une valeur livrée, testée, adoptée.
critère de maturité: vous savez expliquer pour chaque lot le bénéfice opérationnel, la donnée concernée et le test de recette.
12. Conclusion: la recette du succès
Un ERP réussi repose sur une combinaison simple: un diagnostic exhaustif, des objectifs mesurables, une formation vivante, une gestion du changement humaine et une méthode adaptée.
- clarifier: objectifs, périmètre, priorités
- simplifier: standardiser avant de personnaliser
- fiabiliser: gouverner la donnée
- tester: critères d'acceptation et scénarios réels
- adopter: former, accompagner, soutenir
Marre des fichiers Excel qui s'emmêlent ou d'un logiciel dépassé
Profitez d'une consultation gratuite pour faire le point sur vos outils de gestion. Un expert Prelium vous aide à
- identifier les freins actuels
- explorer des solutions modernes adaptées à votre activité
- comprendre ce qui conviendrait vraiment à votre organisation
objectif: vous donner un diagnostic clair et un plan d'action réaliste, sans sur-promesse.
FAQ
Un ERP est-il adapté aux PME
Oui, si le périmètre est bien phasé et si vous privilégiez un ERP modulaire. La clé est de démarrer par un lot 1 qui sécurise le flux de valeur (souvent ventes → achats → stock → facturation → comptabilité).
Quelle est l'erreur la plus coûteuse dans un projet ERP
Vouloir tout couvrir d'un coup, avec beaucoup de spécifique, sans gouvernance data ni critères de recette. Résultat: délais, coûts, et une adoption en difficulté.
Quelle différence entre paramétrage et spécifique
Le paramétrage utilise les options standard de l'ERP (règles, workflows, droits, modèles). Le spécifique ajoute du code. Le spécifique doit rester exceptionnel, justifié par une vraie valeur métier et évalué en coût total (maintenance, mises à jour, dette technique).
Un ERP ? Mais pour quoi faire ?